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Bacardi

lundi 17 février 2014, par Ingalañ Auray

Depuis près d’un siècle, la compagnie Bacardi a fondé un empire du rhum à Santiago de Cuba. La canne à sucre cultivée à Cuba fourni l’essentiel de la matière première - alcool et miel – pour la distillation et la production des liqueurs de la meilleure qualité. Mais l’autre partie des activités du clan Bacardi a été l’engagement avec les politiques cubains corrompus des années 1950 et avec le régime dont la nation porte le deuil de 20 000 cubains qu’il a tué. Pour cette raison, les propriétaires de Bacardi ont fui avec que les dirigeants de la tyrannie en 1959, en enlevant la marque et tous droits à Cuba.

Havana Club, marque de rhum cubain détenue par la famille Arrechavala, produites dans l’ouest du pays et concurrent traditionnel de Bacardi, a assumé le leadership international et la personnalité du rhum cubain, le meilleur dans le monde, se relevant de la ruine et de l’abandon dans lequel l’ont laissé ses anciens propriétaires et du harcèlement et les barrages que la société - aujourd’hui Bacardi Martini - avait tendance a créer dans toutes les régions du globe afin d’imposer sa qualité sur un marché mondial plus exigeant.

Le décollage nécessaire de Havana Club avait besoin de financement, de technologies et d’expériences pour la conquête des marchés, ce qui vint grâce à la société française Pernod-Ricard. La croissance des ventes, le placement de Bacardi sur les marchés, ses tentatives de s’emparer de la marque, l’engagement de l’administration de la société avec la droite conservatrice américaine et la mafia anti-cubaine, ses contributions financières considérables aux campagnes républicaines en Floride, sa participation à la gestion de la loi Helms-Burton a entraîné cette histoire de blocus.

Campagne internationale de boycott de Bacardi

Rock Around the Blockade a lancé le 13 juin 1998 la campagne Bacardi, "Une mauvaise boisson", avec l’objectif que les consommateurs britanniques arrêtent de consommer cette marque de rhum. La campagne a rapidement eu des répercussions internationales, en étant soutenu par une multitude d’associations, de collectifs et d’ONG(comme Sodepaz) dans le monde entier.

Les principales raisons que mettent en avant les promoteurs de la campagne sont :

* La responsabilité de Bacardi dans le blocus des Etats-Unis contre Cuba : les avocats de Bacardi ont aidé à la rédaction de la loi Helms-Burton, qui durcit encore plus le blocus de l’île. Cette loi est en violation du droit international, donc chaque année elle est condamnée à l’ONU. L’influence de Bacardi sur la formulation définitive de cette loi est telle que le sénateur William Dengue déclare qu’elle devrait être renommée loi Helms-Bacardi.

* La violation des normes internationales sur le droit de propriété intellectuelle, les marques et les brevets : Bacardi a enregistré et commercialisé aux États-Unis plusieurs marques de rhums cubains comme Havana Club ou rhum Mathusalem. Le gouvernement américain a permis ce fait effectuant un changement de législation ad hoc, étant par conséquent condamné par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

* Vente d’un d’un rhum dit cubain qui n’a aucun composant de Cuba : toutes les publicités pour les produits Bacardi font constamment références à Cuba, comme leur slogan aux États-Unis, "Découvrez le goût de la vieille Havane". En réalité les produit Bacardi sont produits à Porto Rico.

Notez que, en Espagne, la campagne a connu son plus grand essor l’été de l’année 2003. Ceci quand la société Sintel a été vendu à Jorge Mas Canosa, lié au Bacardi, qui déclara la fermeture de l’entreprise, avec 1 200 licenciements, ce qui déclencha l’une des plus spectaculaires manifestations de travailleurs de la démocratie, maintenant 1 000 travailleurs campant sur le Paseo de la Castellana à Madrid pendant 8 mois.

La campagne de boycott de Bacardi a servi de base pour le livre "Ron Bacardí : la guerra oculta" (Rhum Bacardi : la guerre cachée), de l’écrivain colombien Hernando Calvo Ospina et pour le film documentaire "El secreto del murciélago y Bacardí, entre ron y revolución" (le secret de la chauve-souris et Bacardi, rhum et la révolution), des Allemands Eckehard Sieker et Mercel Kolvenbach.

Voir en ligne : http://www.rebelion.org/noticia.php...

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