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Commerce équitable local et International.
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Coca Cola

mercredi 6 février 2013, par Ingalañ

Coca Cola est, avec Nestlé et Mac Donald, un des symboles de l’impérialisme marchand triomphant. Pourtant, fin des années 90, quelques résistances se manifestent de par le Monde. Depuis 2001, le groupe Coca Cola a fait l’objet de plusieurs plaintes contre ses pratiques sociales et environnementales en Inde et en Colombie. Aux Etats-Unis, la campagne « Stop Killer Coke » relance la mobilisation contre le groupe, tandis que l’activiste actionnarial Max Keiser vient de créer un fonds spéculatif contre la multinationale.

En Bretagne, 2002 voit le lancement de 2 colas à quelques semaines d’intervalle. Cousins, ils opteront des démarches clairement différentes de par leurs circuits de distribution et les sucres qui les composent. Projet militant plus que commercial, le Beuk Kola sera le 1er cola à utiliser du sucre de canne issu du commerce équitable. Il affichera clairement une démarche anticapitaliste et choisira des réseaux alternatifs pour sa distribution. Son premier slogan : « ça a le goût de … ça ressemble à … mais ce n’est pas une boisson impérialiste ! ».

Pour développer et distribuer le Beuk se crée Kan Ar Bed (Chant du Monde en breton), société coopérative d’où découlera directement la création de notre association. Et oui, Le Beuk fait partie intégrante de l’histoire d’Ingalañ, d’où notre implication dans les mises en place de soirées anti coca comme la Beuk Kola Night à Nantes, le concert Killer Kola avec les Ramoneurs de Menhirs au café de la Pente.

Après une première vie tumultueuse, le Beuk a mis un genou à terre en 2008, année qui vit la fin de sa production. Remplacé depuis par le Du Kola, le bruit court que le Beuk serait de retour en 2013. Beuk’s not dead ?

Revenons à Coca Cola, à ses pratiques antisociales et anti-environnementales. Nous pouvons clairement parler de société criminelle. Ce n’est pas la seule, loin de là, mais Coca Cola & Co tient sa place dans le peloton de tête des transnationales pour lesquelles des droits humains, jusque la vie des personnes, passent bien après la recherche du profit.

 UN BON SYNDICALISTE EST UN SYNDICALISTE MORT


S’engager dans le syndicalisme en Colombie est une prise de risque plus importante que par chez nous. S’engager dans le syndicalisme en travaillant dans une usine Coca Cola en Colombie, c’est être prêt à mourrir pour ses idée. SINALTRAINAL est un syndicat colombien impliqué dans des luttes contre les transnationales Nestlé, Coca-Cola et Corn Products Corporations. Ces 10 dernière années, 14 de ses dirigeants ont été assassinés dont 7 travailleurs de Coca-Cola et 3 en pleine négociation avec l’entreprise. 48 autres furent déplacés, 2 exilés, d’autres détenus injustement, et deux portés disparus.

Un documentaire "L’affaire Coca Cola" retrace cette lutte et ces crimes méconnus du grand public.

Témoigne du vice-président de SINALTRAINAL

L’affaire Coca Cola 1/2

L’affaire Coca Cola 2/2

 LA BÊTE A BESOIN D’EAU

La production des boissons de Coca-Cola est basée sur l’accès à de vastes ressources en eau. Il faut presque 3 litres d’eau pour faire un litre de Coca-Cola. Cela inclut l’eau pour la boisson elle-même mais aussi l’eau nécessaire au nettoyage industriel par exemple. Pour satisfaire ce besoin, Coca-Cola prend progressivement le contrôle de nappes aquifères dans le monde. Ces réserves d’eau souterraines peuvent couvrir des kilomètres carrés et ont répondu aux besoins des populations pendant des siècles. Ces réserves d’eau sont l’héritage commun de certaines communautés. Les pratiques de Coca-Cola sont condamnées pour exacerber le manque d’eau dans des régions qui souffrent déjà de sécheresse.

Cela a été particulièrement bien documenté en Inde où il existe des communautés en campagne contre la compagnie dans plusieurs états du pays. Des études de cas plus poussées menées dans les états du Rajastan, de l’Uttar Pradesh, du Kerala et du Maharashtra montrent que les activités de Coca-Cola ont un sérieux impact négatif sur la vie des paysans et des communautés
locales. Coca-Cola a installé une usine d’embouteillage dans le village de Kaladera dans le Rajastan à la fin de l’année 1999. Le Rajastan est connu comme étant un état désertique. Kaladera est un petit village caractérisé par des conditions semi-arides. Les fermiers dépendent de l’accès à l’eau souterraine pour la culture. Mais depuis l’arrivée de Coca-Cola, ils sont confrontés à une sérieuse baisse du niveau de l’eau. Il devient progressivement impossible d’irriguer les terres et de maintenir en place les cultures. Cette situation mène les paysans à perdre leurs moyens de subsistance. Par ailleurs, l’eau nécessaire pour boire et se laver menace de manquer aussi.

Des villageois témoignent que l’arrivée de Coca-Cola a exacerbé une situation précaire. Des documents officiels confirment que le niveau de l’eau a dramatiquement baissé au démarrage de l’usine. Alors que le niveau d’eau se stabilisait avant 1999, il est passé de moins 10 mètres de profondeur à moins 25 mètres de profondeur entre 1999 et 2005. Les habitants de Kaladera craignent que le village soit abandonné vu la rareté de l’eau.

Coca-Cola réfute ces accusations en mettant l’accent sur le projet de récolte de l’eau de pluie que l’entreprise a mis en place à Kaladera. Les habitants locaux indiquent que ce projet ne fonctionne pas car Coca-Cola n’a pas entretenu le système. Même si le projet avait fonctionné, les fermiers restent sceptiques sur le fait que l’usine puisse faire remonter l’eau au niveau de 1999.

Ce n’est pas seulement le village de Kaladera qui a souffert de la sécheresse créée par Coca-Cola. D’autres communautés en Inde vivant autour des usines d’embouteillage de l’entreprise font la triste expérience du sévère manque d’eau et de pollutions environnementales. Des paysans de la ville sainte de Varanasi dans l’Uttar Pradesh se sont plaints de la surexploitation des ressources en eau menant à une sécheresse des champs et une forte baisse de leurs récoltes. Au Rajastan et au Kerala, des villageois protestent contre l’appropriation par Coca-Cola de sources d’eau. En novembre 2004, des manifestants ont été battus et emprisonnés alors qu’ils marchaient vers l’usine de Varanasi pour demander sa fermeture.

Dans le cas de Plachimada dans le sud de l’état du Kerala, Coca-Cola a fermé une usine en mars 2004 suite au refus du village de renouveler la licence d’exploitation de la compagnie car elle surexploitait et polluait les sources locales d’eau. Quatre mois plus tôt, la cour de justice du Kerala avait déclaré illégale l’exploitation lourde de l’eau souterraine et suggérait de prospecter des solutions alternatives pour la production. Les habitants, les politiciens locaux, les environnementalistes et les scientifiques ont vécu cette fermeture comme une victoire. Ils tentent aujourd’hui d’obtenir la fermeture définitive et permanente de l’usine. En plus de la surexploitation de l’eau, des analyses ont montré que l’eau rejetée par Coca-Cola était contaminée par des particules étrangères. L’eau est par conséquent devenue impropre à la consommation humaine et même pour l’irrigation des champs. La ville de Plachimada constate que l’eau a été « ravement affectée par l’installation de puits de pompage de l’eau souterraine ».

Le rapport social de Coca-Cola indique que la compagnie gère son business de manière à « protéger et préserver l’environnement ». Or, les usines de Coca-Cola produisent des déchets secondaires fournis comme « engrais » aux paysans locaux. Des tests ont montré qu’ils contiennent un dangereux niveau de produits chimiques toxiques tel que du cadmium et du plomb. Au Kerala, la contamination a atteint l’eau de distribution avec des concentrations en plomb supérieures à celle autorisée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les fermiers de Varanasi ont manifesté contre l’utilisation de ces « engrais » épandus dans leurs champs. Coca-Cola continue de prétendre que ces déchets ne sont pas nocifs.

En 2003, le Centre indépendant pour la Science et l’Environnement (CSE) a analysé du Coca-Cola. Les analyses ont révélé un taux de résidus de pesticides 30 fois supérieur aux standards européens. Le taux de DDT, non-autorisé en agriculture en Inde, était 9 fois supérieur aux limites de l’Union Européenne. En février 2004, le gouvernement indien a confirmé ces résultats. Le gouvernement a affirmé que les pratiques de Coca-Cola causent des pollutions, la raréfaction de l’eau, la réduction des récoltes et des problèmes divers de santé. En conséquence, les ministres ont banni le Coca-Cola des cafétérias officielles. Un mois plus tard en Angleterre, lorsque Coca-Cola a voulu lancer « Dasani », son « eau du robinet purifiée », des taux de bromure carcinogène illégaux ont été découverts. La compagnie s’est vue obligée de retirer 500.000 bouteilles de la vente et d’abandonner le lancement de la marque.

 Faites place !

Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, déclarait « A la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont vocation de le rendre disponible. C’est-à-dire de divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du cerveau humain disponible. » Au royaume du neuro-marketing et de la neuro-économie, Coca Cola est le roi, TF1 son valet.

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