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Commerce équitable local et International.
Luttes et alternatives sociales et écologiques
Thomas Sankara : Nous encourageons l'aide qui nous aide à nous passer d'aide

UNILEVER

mercredi 6 février 2013, par Ingalañ

Le commerce équitable est assurément installé dans la cour des Grands du Monde. Après les grands distributeurs et bienfaiteurs des producteurs Carrefour, Leclerc et autres Casino, après Mac Donald en Suisse suivi par Nestlé en Angleterre, Unilever (multinationale anglo-néerlandaise bien installée dans le trio des leaders mondiaux de l’alimentation des masses avec Nestlé et Kraft Food) a rejoint le club maintenant bien ouvert des maîtres du Monde gentils.

Une belle histoire … , la formidable aventure de Ben Cohen et Jerry Greenfield, deux hippies américains qui, dotés de l’ingéniosité et du goût du risque propre au succès, entament en 1978 une ascension qui les amènera au firmament de la réussite : la vente de leur business à Unilever. Ancien bab’ mais toujours actif, Jerry s’exprime, entre deux bouffées, en première page du site actuellement à la gloire de l’équité. « Personne ne souhaite acheter un produit qui est le fruit de l’exploitation d’une autre personne », certainement pas Unilever, tu peux te réaffaler Jerry. Toujours sur le site de Ben & Jerry’s, à la page « Découvrez notre vanille issue du commerce équitable », la filiale d’Unilever encense son nouveau produit en vous promettant une bonne régalade et « … d’aider les exploitants de vanille en Inde et les producteurs de canne à sucre au Paraguay ». La première équitable fut une glace à la vanille d’Inde, sucrée par du sucre du Paraguay .
Aujourd’hui noix macadamia, chocolat, caramel, la liste des glaces estampillées de l’équité s’allonge et nous pouvons croire que le personnel de Ben & Jerry, de la direction au service marketing en passant par l’ouvrière qui met les glaces en carton, sont très fiers de soutenir les petits producteurs du Sud. Images de sourires radieux à l’appui.

Unilever en Inde

Unilever poursuit ses tactiques antisyndicales et ferme une usine en Inde pour être débarrassée du syndicat : Filiale d Unilever, Hindustan Unilever Limited (HUL) a cherché à se débarrasser du Syndicat des employés d’Unilever Hindustan (HLEU), membre du Conseil général des syndicats d’Unilever de l’Inde, lui-même affilié à l’UITA, en orchestrant la vente de son usine de Mumbai à la société Bon Ltd., entreprise créée expressément à cette fin par HUL. Au moment de la vente, les commettants de Bon Ltd. étaient tous deux employés à temps plein chez HUL et opéraient sous la supervision de M.K. Sharma, PDG de HUL, avec qui Bon Ltd. a signé le contrat d’acquisition. Plus révélateur encore est le fait que Bon Ltd. ne détenait qu’un capital de 10.800 dollars et qu’elle a dû emprunter plus de deux millions de dollars à HUL pour pouvoir conclure l’acquisition. Le HLEU a introduit une action au tribunal pour contester la transaction. Il n’est guère surprenant, dès lors, que Bon Ltd. ait manqué des moyens ou des ressources nécessaires pour gérer l’usine et qu’elle a annoncé sa fermeture, le 26 juillet 2006, entraînant le licenciement des 911 membres du HLEU. Les documents soumis au tribunal par Bon Ltd. pour obtenir le permis de fermeture de l’usine permettent de constater que HUL a expressément soutenu cette fermeture.

D’après l’UITA, cette conduite illégale ne présente rien de nouveau pour la direction de l’usine de la HUL à Mumbai. En réalité, la vente de l’usine à une entreprise créée par HUL spécifiquement à cette fin et sa fermeture subséquente constituent ni plus ni moins que l’ultime étape d’une longue campagne antisyndicale. En effet, le patronat refuse systématiquement, depuis 1986, de négocier en toute bonne foi et de conclure des accords avec le syndicat qui se voit, dès lors, régulièrement contraint de faire appel à l’intervention de la justice pour obtenir des augmentations salariales correspondant au taux d’inflation. En décembre 2005, la Cour suprême indienne a mis fin à un litige de dix ans en statuant définitivement qu’en vertu de la loi sur les différends professionnels, l’entreprise s’était livrée à des pratiques déloyales sur le plan des relations du travail. En mars 2006, le vice-président et trois autres cadres de l’entreprise ont été accusés d’outrage à magistrat pour ne pas avoir respecté l’ordre du tribunal leur ordonnant de remédier aux atteintes aux droits des travailleurs –les quatre hommes furent arrêtés puis libérés sous caution. Tu fumes le carton Jerry.

Lire également les liens
http://www.iuf.org/cgi-bin/dbman/db.cgi?db=default&uid=default&ID=3711&view_records=1&ww=1&fr=1

http://www.iuf.org/cgi-bin/dbman/db.cgi?db=default&uid=default&ID=4048&view_records=1&ww=1&fr=1

Palestine

Ben and Jerry’s a conclu un accord avec la société Eden Springs (compagnie qui gère l’eau) qui se trouve dans le golan.
Israel a annexé 85 % des ressources d’eau pour les israëliens, les 15% restants aux palestiniens. Dans Hebron, 85% de l’eau est utilisé par 500 colons, alors que les 15% restants sont utilisés par 120000 palestiniens.

Maltraitance animale

UNILEVER est sur la liste de PETA, une association de défense des droits des animaux, des compagnies qui expérimentent sur des animaux. Les produits expérimentés incluent des produits de beauté, des articles de toilette, des décapants de ménage, des nourritures, des additifs et autres produits chimiques.

OGM

Bien en rouge sur la liste Green Peace des produits OGM, UNILEVER rejoint donc Géocoton(ex-Dagris travaillant dans coton bio et du coton OGM) le groupe privilégié des entreprises que la bénédiction de FLO (Fair trade Labelling Organisation) aura fait passer des OGM à l’équitable

Pollution

Unilever est bien connu pour ses taux records de déversements illégaux de déchets toxiques dans la rivière Mersey en Ecosse ou encore pour avoir jeté "discrètement" 50 tonnes d’acide sulphurique concentré dans les égoûts à Warrington en 91.


Droit à la terre

UNILEVER a une grande production de thé à Pazar dans la Turquie Orientale, sur des terres dont les propriétaires, la plupart Kurdes, ont été expulsés selon un schéma de développement décidé par le Gouvernement Turc. UNILEVER est le plus grand propriétaire des plantations de café en Afrique avec un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars en 1990. Le chiffre d’affaires d’Unilever excède le produit national brut (PNB) de tous les pays dans le prétendu tiers monde et pays moins développés. S’assurant le contrôle en 1984 de la compagnie BROCKEN BOND comprenant ses plantations de thé au Kenya, au Malawi et en Tansania, UNILEVER est devenu le plus grand propriétaire des plantations de thé en Afrique. Les ouvriers (principalement des femmes) sur ces plantations obtiennent des salaires extrêmement bas et leurs conditions de travail y sont effroyables. BROCKEN BOND (avec la marque Lipton) possède 98% du marché du thé confectionné en Inde. UNILEVER est l’une des trois principales sociétés de nourriture du Monde - après Nestlé et Kraft - et la deuxième compagnie au hit parade mondial des consommateurs d’emballage - derrière Procter & Gamble. Mais Uniliver propose une glace équitable à la vanille. Rappelons que nous ne serions pas aujourd’hui à militer pour le développement d’un commerce équitable s’il n’y avait pas un commerce mondial inéquitable dominant, tenu principalement, et d’une bonne poigne, par quelques multinationales avec la complicité des grands distributeurs puissants. Nous appelons donc au boycott de toutes les marques d’UNILEVER, en particulier de la glace équitable Ben & Jerry’s, sauf bien sûr pour en écraser une dans la tronche de Jerry.

Ingalañ apporte sont soutien aux travailleur(se)s de Fralib Gémenos qui luttent pour garder leur outil de travail et maintenir l’activité de l’unsine daans le cadre d’une SCOP. La même année de l’annonce de la fermeture de leur usine, Unilever se glosait de 4 milliards d’euros de bénéfice.

Nous dénonçons bien sûr le fait que la multinationale Unilever puisse, par une de ses marques, prétendre avoir une quelconque équité dans sa démarche et invitons au passage FLO, présent via l’association Max Havelaar en France, à revoir son cahier des charges et ses critères d’attributions.

Les marques du groupe vendues en France

Alimentaire

Amora, Alsa, Ben & Jerry ‘s, Boursin, Carte d’Or, Cornetto, Fruit d’Or, Iglo, Knorr, Lipton, Magnum, Mailles, Maizena, Miko, Plantafin, Slim-Fast

Soin des personnes
(mais pas des animaux)

Signal, Axe, Brut, Dove, Rexona, Sunsilk, Timotei

Produits d’entretient (mais pas de la planète)

Cajoline, Skip, Cif, Omo, Domestos, Sun

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